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Hommage à Louis de Veyrac

À vous qui l'avez intimement connu.
Il y a le Prince Consort que la rumeur pleure aujourd'hui, et il y a l'homme que vous avez perdu. La vidéo infâme qui circule voudrait nous imposer l'image d'une proie, mais ceux qui ont partagé les nuits de Louis de Veyrac savent que la vérité est tout autre.


Derrière les titres et la cour, Louis était une flamme. Il possédait cette rareté inestimable dans notre condition : une nature authentiquement joviale. Son rire franc et son esprit chaleureux tranchaient avec la froideur glaciale de nos existences et l'austérité de nos Élysées. Ceux qui l'ont côtoyé se souviendront avec tendresse de cette pointe de timidité qui faisait tout son charme : un brin maladroit face aux méandres étouffants de notre étiquette, cette touchante imperfection le rendait d'autant plus sincère. Pour beaucoup d'entre vous, il était un confident lumineux, capable de ramener un éclat d'humanité là où l'on n'en attendait plus.

Mais que nos ennemis ne s'y trompent pas : derrière ce sourire se cachait un combattant redoutable. Le Sabbat, qui se vante aujourd'hui d'une lâche embuscade à dix contre un, oublie de mentionner toutes les fois où Louis les a fait reculer. Il n'était pas qu'un diplomate, il était un guerrier d'exception. À de multiples reprises, il a tenu tête à leurs meutes, croisé le fer avec une bravoure rare, et défendu nos frontières avec une férocité qui imposait le respect. Il n'a jamais reculé devant eux.

Le Sabbat nous a volé un roc. Ils nous ont pris un sourire. Mais ils ne pourront jamais effacer ses victoires passées ni la chaleur qu'il a laissée dans le cœur de ses proches.

Ne le pleurons pas comme une victime. Honorons-le comme le formidable champion de la Camarilla qu'il a toujours été.

Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile,
c'est doux la nuit, de regarder le ciel.
Antoine de Saint-Exupéry